24 février 2014

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25 février 2014

En fait je ne comprends pas pourquoi il faut s'intéresser à des choses quand on nous dit de nous y intéresser, juste "parce qu'on n'a pas le choix" (sic).

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Les injonctions des institutions n'ont jamais correspondu à mes attentes intérieures, jamais. Par conséquent je leur ai toujours échappé en cultivant mes propres plantations (en pensées ou en actes, suivant ma liberté du moment), celles-ci créant petit à petit leur propre école de vie. Accepter l'école du monde, ou tout du moins dissoudre mon école de vie dans l'école du monde, ça m'est impossible car ce serait comme me nier, faire croire que je peux tout reprendre à zéro, que mon chemin n'a jamais existé.

Exemple : "Lucas Taïeb" c'est plus d'une décennie de traits et de mots, impossible de simuler la nouveauté ou la fraîcheur désintéressée qui se découvre elle-même !

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26 février 2014

Plus je grandis, plus je m'intéresse à des tas de choses qui m'émerveillent et demandent du temps, plus le monde me refuse ce temps et me dit de m'intéresser à des choses pourries. Et c'est de plus en plus difficile de m'isoler de lui pour pouvoir poursuivre ma raison de vivre. Condamné à devenir un bon gros con aigri et suicidaire ? Si encore j'étais un vrai dépressif ce serait beaucoup plus simple, mais non c'est même pas ça ! J'aime tout ce qui en vaut la peine, mais tout ce qui en vaut la peine m'est impossible car le monde distrait trop mon corps par ses douleurs et injonctions. À moins que ce soit mon corps qui me distraie du monde ? Eternel sac de noeuds.

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Si je tends vers les animaux, c'est parce qu'ils savent se concentrer sur le vrai. Ainsi, les vraies perceptions essentielles sont possibles, le vrai chemin pointu et profond que l'homme aurait pu privilégier pour ses capacités. C'est ça qui vaut la peine ! C'est creuser les choses ! Faut regarder dans la fissure.

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Nous on se disperse dans le grand bain informe de la futilité trépidante. On veut "retenir les choses", voire même "revenir aux choses", alors qu'il faut juste venir, avec passion.

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Les animaux sont des spécialistes, ce que nous ne voulons pas être par vanité. Mon chat ou mon chien reconnaît ma foulée quand elle résonne dans l'escalier de l'immeuble, il sait que c'est elle et pas une autre ; ça lui suffit, c'est prodigieux et en même temps c'est évident. Je reconnais à coup sûr le trait de ce dessinateur, le feeling de ce musicien ou de ce chanteur ; moi aussi ça me suffit, je ne demande que ça, c'est ce qui aura nourri ma vie. Ça vient à la longue, sans injonction, comme un souffle qui coule de source. Ecoutons-nous.

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27 février 2014

Il n'y a que quand je fais travailler mon cerveau, quand les pensées crépitent, que je me sens vivant. Le "travail" créé par le monde, ce n'est pas la vie. (Il pourrait l'être s'il n'était ni injuste ni inutile, mais il n'est plus que ça.)

L'erreur de mon passé ce n'était pas de me mettre tout entier dans l'activité cérébrale, c'était de ressasser les mêmes familles d'idées, de ne pas vraiment créer, de ne pas avancer. Maintenant qu'enfin, ça y'est, mes pensées parcourent un chemin, le monde m'empêche de m'y consacrer (alors qu'il n'empêchait pas le ressassement qui était comme une Bande Originale, un bruit de fond le justifiant, justifiant sa raison d'être en tant que monde clarifiant, en tant qu'équilibre routinier empêchant la folie).

Me libérer enfin, ce n'est pas faire taire mon cerveau, c'est au contraire le creuser, ce qui devrait permettre l'aisance corporelle (car ce n'est peut-être que ça que je recherche depuis des années : un vrai cerveau émancipant au lieu d'être sclérosant). Nier que je suis fait pour me plonger dans la pensée, c'est une vie de malheur assurée, c'est du concentré de désarroi aigri et tendu qui devra exploser.

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28 février 2014

Ce qui m'a toujours poussé à retourner dans les lieux d'oppression, ce n'est pas l'obligation, le "devoir", c'est la fréquentation de gens sympas et marrants dans le même pétrin que moi. C'est ça qui m'a fait aimer le lycée, c'est ça qui me fait supporter le "travail". Notre faiblesse c'est d'être des bons gars et des bonnes filles qui aimons les bons gars et les bonnes filles, ça nous fait tout prendre avec le sourire, on rigole jaune entre nous de tout ce qui nous arrive comme saloperies et en attendant on ne fait pas la révolution.

(J'aime encore bien mon blog de 2010 "L'oppression et moi" que voici.)

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